Foyer de Charité de Tressaint - Communauté de Taizé - Prières, lectures du jour - Apostolat de la prière Croire en Jesus Croire en Jesus

jeudi 15 mars 2012

Jésus nous invite à prier


•  Prier toujours sans jamais se lasser. (Lc 18,1)
• Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; et a qui frappe on ouvrira. (Lc 11,9)
• Avez foi en Dieu... tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu, et cela vous sera raccordé. (Mc 11,24)
• Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans le cieux vous pardonne aussi vos offenses. (Mc 11,25)
• Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, fermes sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Car votre Père sait bien ce qui vous faut, avant que vous le lui demandiez. (Mt 6,6)
• De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous, sur la terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Parce-que si deux or trois soient réunis en mon Nom, je suis là au milieu d’eux. (Mt 18,19-20)
• Un de ses disciples demandez à Jésus: Seigneur, apprends-nous à prier... Il leur dit: Quand vos priez, dites: Père, que ton Nom soit sanctifié; que ton Règne arrive; donne nous chaque jour notre pain quotidien; remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit; et ne nous soumets pas à la tentation. (Lc 11,1-4)

samedi 10 mars 2012

Le silence de la Vierge



Le partage de la Vierge est d’être en silence. C’est son état, c’est sa voie, c’est sa vie. Sa vie est une vie de silence qui adore la parole éternelle.
En voyant devant ses yeux, en son sein, en ses bras, cette même Parole substantielle du Père, être muette et réduite au silence par l’état de son enfance, elle entre en un nouveau silence et y est transformée à l’exemple du Verbe incarné, qui est son fils, son Dieu et son unique Amour. Et sa vie se passe ainsi de silence en silence, de silence d’adoration en silence de transformation.
Et c’est un de ces effets sacrés et divins du silence de Jésus de mettre la très sainte Mère de Jésus en une vie de silence.
Silence humble, profond et adorant plus saintement et plus disertement la sagesse incarnée, que les paroles ni des hommes ni des anges.
Ce silence de la Vierge n’est pas un silence de bégayement et d’impuissance, c’est un silence de lumière et de ravissement.
C’est un silence plus éloquent, dans les louanges de Jésus, que l’éloquence même.
C’est un effet puissant et divin dans l’ordre de la grâce, c'est-à-dire, c’est un silence opéré par le silence de Jésus, qui imprime ce divin effet en sa Mère et qui la tire à soi dans son propre silence, et qui absorbe en sa divinité toute parole et pensée de sa créature.
Aussi est-ce une merveille de voir qu’en cet état de silence et d’enfance de Jésus, tout le monde parle, et Marie ne parle point ;
le silence de Jésus ayant plus de puissance de la tenir en un silence sacré que les paroles.
Ni les anges, ni les saints n’ont de force à la mettre en propos et la faire parler de choses si dignes de louanges, et que le ciel et la terre unanimement célèbrent et adorent.
Les anges en parlent, et entre eux-mêmes et aux pasteurs : et Marie est en silence.
Les pasteurs courent et parlent ; et Marie est en silence.

Les rois arrivent, parlent et font parler toute la ville, tout l’état et tout le sacré synode de Judée ; et Marie est en retraite et en silence.
Tout l’état est ému et chacun s’étonne et parle du nouveau roi recherché par les rois ;
et Marie est en son repos et en son sacré silence.
Siméon parle au temple et Anne la prophétesse, et tous ceux qui attendent le salut d’Israël : et Marie offre, donne, reçoit et rapporte son Fils en silence.
Voilà l’état et l’occupation de la Vierge, voilà son exercice et sa vie au regard de Jésus, durant sa sainte enfance.
Car aussi durant tout le temps de son enfance, nous n’avons que ces paroles qui nous soient rapportées de la conduite de la Vierge, et de sa piété au regard de son Fils et des choses qui sont dites de Lui, et accomplies en Lui :
« Marie conservait tout cela et elle le méditait dans son cœur. » (Luc 2,51).

Cardinal de Bérulle

Le silence comme prière par Frère Roger


roger_schutz.jpg
“On pense ne pas savoir prier. C’est dans le fond sans importance, car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences. Le silence est le tout de la prière et Dieu nous parle dans un souffle de silence, il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler.”
Frère Roger Schutz (Taizé)

Prière du silence de Saint Jean de la Croix

Silence

Prends-moi, Seigneur,
dans la richesse divine de ton silence,
plénitude capable de tout combler en mon âme.

Fais taire en moi ce qui n'est pas toi,
ce qui n'est pas ta présence
toute pure,
toute solitaire,
toute paisible.

Impose silence à mes désirs,
à mes caprices,
à mes rêves d'évasion,
à la violence de mes passions.

Couvre par ton silence,
la voix de mes revendications,
de mes plaintes.

Imprègne de ton silence
ma nature trop impatiente de parler,
trop portée à l'action extérieure et bruyante.

Impose même silence à ma prière,
pour quelle soit élan vers toi;
Fais descendre ton silence
jusqu'au fond de mon être
et fais remonter ce silence vers toi
en hommage d'amour !

Saint Jean de la Croix, docteur de l'Église

Le pardon


Durant sa vie terrestre, Jésus a sans cesse accueilli les pécheurs et pardonné leurs péchés. Son appel à la réconciliation est celui d’un pasteur qui est constamment à la recherche de sa brebis perdue : Et quand il l’a retrouvée, il la charge tout joyeux sur ses épaules, et, de retour à la maison, il réunit ses amis et ses voisins, et leur dit : ‘Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue!’ Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion (Luc 15, 5-7).
tl_files/Images_sacrements/pardon.gif
Jésus a laissé cette même obligation à son Église, de lui réconcilier les hommes et les femmes en ce monde : Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis (Jean 20, 23). L’Église a donc reçu de Jésus, par ses apôtres, la mission et le pouvoir de donner le pardon de Dieu par son Fils venu chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19, 10).

Saint Jean dévoile cette passion de Dieu pour l’humanité, lorsqu’il rapporte les paroles de son maître Jésus : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé (Jean 3, 16-17).

Si Dieu offre toujours son pardon, le pénitent, pour sa part, s’il veut recevoir cette grâce, est invité à manifester sincèrement son regret qu’on appelle « contrition » et à faire l’aveu de ses fautes, comme signe authentique de son désir de faire la vérité sur lui-même, selon la parole de Jésus : la vérité vous rendra libres (Jean 8, 32).

L’absolution formulée par le prêtre se dit comme suit « Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde. Par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés. Par le ministère de l’Église qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, je vous pardonne tous vos péchés ». Elle vient donner l’assurance du pardon divin, pardon qui ouvre à une vie renouvelée dans la grâce d’une plus grande communion à Dieu et à son Église.

C’est à tort que l’on a comparé le sacrement du pardon au « tribunal de Dieu », il s’agit davantage du « salon de beauté spirituelle » où nous est rendue la dignité d’enfant de Dieu.

Sacrement du Pardon par le Saint Curé d'Ars

« Si nous comprenions bien ce que c'est d'être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! »

« La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. »

« Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c'est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »

« Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. »

« Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! »

« Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu'on n'a pas… »

« Il y en a qui disent : “J'ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner”. C'est un gros blasphème. C'est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n'en a point : elle est infinie. »

« Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu. »

« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »

« Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. »

« Il ne sera plus parlé des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n’existent plus ! »

dimanche 4 mars 2012

Pangue lingua